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Il existe plusieurs types de bières de par le monde.
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Pils
- NA ou pauvre en alcool
- Les Trappistes
- Bières d'Abbaye
- Les Blanches
- Les Ales
- Les Rouges Flamandes
- Les Spéciales
- Le Lambic
- Le Faro
- La Gueuze
- La Kriek
- La Saison |
Les Pils :
Bière de tous les instants, elle est la plus produite et la plus
consommée de par le monde. Les plus grandes brasseries internationales
reposent d'ailleurs essentiellement sur ce type de bière.
Elle est présente dans toutes les grandes manifestations (Oktober Fest -
Oberbayern - festivités estudiantines - ...)
Rafraîchissante, désaltérante et légèrement alcoolisée, elle peut
accompagnée son amateur longtemps sans plonger ce dernier dans une ivresse
trop prononcée.
Son coût démocratique fait d'elle la bière des repas quotidiens.
Ce que l'on sait moins c'est qu'il s'agit d'une bière "moderne" car elle
fait appel à des techniques de brassage "à froid" découvertes à la fin du
XIXe siècle.
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Les N.A. ou pauvres en alcool :
Initié par la Tourtel (Kronenbourg), ce type de bières s'est vite répandu
à d'autres brasseries.
En effet, elle est une alternative pour tout ceux qui ne peuvent ou ne
veulent pas boire d'alcool.
Elles sont fabriquées de la même manière que les autres pils, la seule
différence réside dans une fermentation moins poussée. (Ce qui a pour
conséquent qu'elles auront également un goût moins prononcé).
C'est dans cette catégorie que l'on peut ranger les bières dite de "table"
(Piedboeuf, Maes Nature, ...). |
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Les Trappistes :
Bières "Trappistes" |
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Les Bières d'abbaye :
!!! Les bières d'abbaye ne sont pas des trappistes
et inversément !!!
Les bières d'abbaye, même si elles proviennent parfois
d'ancestrales recettes monacales, elles sont produites par des brasseries
indépendantes. (Leffe par In-bev, Tongerloo par Haacht, ...)
La grande différence qui réside entre les deux provient du fait que la
communauté religieuse n'intervient en aucune façon dans le processus
brassicole (conception et distribution), et ce même si elle en touche, en
principe, les royalties.
Les recettes utilisées sont parfois celles des débuts, quelques fois des
adaptations y sont apportées, mais la plupart du temps il s'agit de bières
créées de toutes pièces pour lesquelles le nom d'abbaye existante ou ayant
existée a été cédé à la brasserie laïque, et ce même si il n'y a jamais eu
de tradition brassicole dans l'abbaye en question.
Depuis plusieurs années, une nouvelle catégorie de bières d'abbaye a fait
sont apparition. Il s'agit d'une bière brassée par une brasserie privée
installée au sein de l'enceinte d'une abbaye dans laquelle il n'y a plus
de moines depuis longtemps. C'est le cas de l'Abbaye des Rocs (Montignies-sur-Roc),
l'Abbaye d'Aulne (Gozée),...Etant donné que de nombreuses
brasseries usurpaient la dénomination "abbaye" pour leurs bières, la
fédération des Brasseries de Belgique décida de créer, tout comme
pour les trappistes, un label Bières Blege d'Abbaye Reconnues. Celogo
est délivré aux brasseries qui respectent les règles suivantes :
- avoir un lien avec une abbaye dont l'existence est ou a été reconnue.
- payer des royalties au monastère
- laisser un droit de regard à l'ordre religieux sur la publicité
Comme les trappistes, elles bénéficient d'une refermentation en bouteille.
Ont y trouve : Grimbergen, Tripel Dendermonde, Sint-Pietersabdij,
Steenbrugge, affligem, Maredsous, Saint-Feuillien, Tongerlo, Leffe, Bonne
Espérance, Floreffe, Ename, Abbaye de Cambron, Val-Dieu, Bornem,
Keizersberg, Abbaye de Saint-Martin. |
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Les Blanches :
Elles doivent leur nom à leur état trouble et à leur couleur claire (à
peine jaunâtre).
Elle se caractérisent par un taux d'alcool assez bas, et une quantité
importante de froment non malté (c'est ce dernier qui lui donne sa couleur
pâle et son goût légèrement fruité).
Son état trouble est dû aux levures encore en activité dans la bouteille.
(Elles aussi subissent une refermentation en bouteille).
Les brasseurs y ajoutent des épices telles que la coriandre ou des écorces
d'agrumes.
Servies froide avec une tranche de citron, elle est très rafraîchissante.
Ce que l'on sait moins c'est qu'il s'agit d'une bière très ancienne
(existe depuis le Moyen Age) qui disparu petit à petit pour tomber en
désuétude après la 2ème guerre mondiale. Elle fut relancer par par le
célèbre Maître Brasseur Pierre Célis.Actuellement de nombreuses
brasseries remettent la blanche à l'honneur. C'est ainsi que l'on trouve,
outre la Hoegaarden, la Dentergem Wit Bier, la
Titje, la Brugs Tarwbeir, ...
Dans un autre style, il existe un éventail de blanches, légère en alcool,
et aromatisée. C'est le cas des Floris, de l'Applebocq,
la Redbocq,l'Agrumbocq, .... Ces blanches sont parfumées au
jus de fruit, mais également au miel et au chocolat.
Si les bières blanche sont aussi prisées c'est parce qu'elles offrent
aux jeunes la possibilité d'y ajouter de la grenadine ou du citron, et que
la gent féminine y découvre une bière légère et désaltérante. |
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Les Ales :
De nom d'origine anglaise, elle regroupe des bières de couleur ambrée (de
très clair à plus sombre), au volume d'alcool proche des 5%.
En règle générale, désaltérantes, elles ont souvent un caractère assez
affirmé.
C'est la catégorie la moins représentée dans les bières belges. Par contre
en Grande-Bretagne, il s'agit d'une institution.
On y retrouve entre autre la De Koninck, la John Martin's, la Vieux-Temps,
la Op-Ale, ... |
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Les Rouges flamandes :
Appelée aussi "Vieilles brunes" (Oud bruin), elles appartiennent à une
catégorie dont la Belgique à l'exclusivité étant donnée qu'elles ne sont
produites que dans les Flandres. Tout comme les lambics (voir plus bas),
elles font appellent à la fermentation spontanée, et plus exactement à une
fermentation « mixte » combinant à la fois
une fermentation haute et une fermentation spontanée.
Sa maturation en foudres de bois lui confrère une grande partie de son
caractère.
Elles se caractérisent pas une couleur rouge typique, un faible volume en
alcool, un goût aigre-doux (pas acide). Elles sont très désaltérantes.
Certaines brasseries vont jusqu'à y faire macérer des cerises, rejoignant
l'idée des Krieks bruxelloises.
On y retrouve la Rodenbach, la Petrus Oud Bruin, Duchesse de Bourgogne,
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Les Spéciales :
Il s'agit d'une catégorie un peu «
fourre-tout ».
Elle regroupe un grand nombre de bières au caractère très différent
(couleur, teneur en alcool, goût, région de production, ...)
En fait, cette catégorie de "Spéciales Belges" regroupe des bières qu'on
ne trouve que dans notre beau pays, la Belgique.
On y retrouve la Palm, la Duvel, la Bush, la Moinette, la Caracole, la
Brigand, la Delirium Tremens, ....
Et comme on dit dans nos vieux estaminets : Garçon !!! une bière spéciale
!! |
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Le Lambic :
Au début du siècle, Bruxelles et sa région comptaient plusieurs
centaines de brasserie produisant le lambic. Aujourd'hui à Bruxelles, il
n'en existe plus que deux : Cantillon et Belle-Vue. Et au total dans toute
la région pas plus du dizaine.
Un peu d'histoire :
Le lambic - dont le nom proviendrait de Lembeek (localité du Brabant
flamand) - est la base de toutes les gueuzes, krieks, et autres dérivés.
Produit sur base d'une recette ancestrale (pour certains de l'époque
romaine, pour d'autres du XVIe siècle), il est composé de +/- 65 % d'orge
malté et de +/- 35 % de froment non malté.
Il est brassé avec du houblon suranné (âgé de 2 à 3 ans), qui jouera le
rôle de conservateur.
Durant sa «
cuisson » (de 6 heures), on y ajoute une part
de ce houblon vieilli.
Son brassage n'a lieu que durant les mois d'hiver (octobre à mars) car les
micro-organismes présents dans l'air sont alors libres de toute bactérie
nuisible.
Après le brassage, il fermente dans des cuves ouvertes exposées à l'air
ambiant, grâce aux toits percés de large ouvertures.
Difficilement consommable tel quel - car trop fraîchement acide - il mûrit
durant une période allant de plusieurs semaines à 3 ans, dans des fûts de
bois.
Une autre particularité du lambic, c'est qu'il ne mousse absolument pas. |
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Le Faro :
La faro est une bière légère, fabriquée en hiver, additionnée de lambic et
d'eau. Il est édulcoré au sucre de candi.
Spécialité bruxelloise par excellence, la faro était très populaire au
temps de Breughel. Aujourd'hui sa consommation se limite aux initiés.
Elle se consomme obligatoirement jeune et ne se conserve pas plus de
quelques semaines.
Elle est produite essentiellement par : Boon, Cantillon, De Troch,
Lindemans et Timmermans. |
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La Gueuze :
Aussi surnommé le «
champagne bruxellois », elle est un
assemblage de lambic d'âges et de qualités différents.
Lors du mélange, les sucres non assimilés du lambic plus jeune provoquent
une refermentation de l'ensemble qui sature à nouveau amenant de fines
bulles et donnant une boisson différente de la première.
En règle générale, pour produire une vraie bonne gueuze, il faut de 3 à 5
millésimes différents de lambics.
Pour la petite histoire, la gueuze tire son nom des Gueux, à l'époque du
règne de Philippe II.Elle
accompagne très bien les spécialités bruxelloises telles que la tartine de
fromage blanc ou aux fines herbes, les croques monsieur.
De plus c'est une des seules bières accessibles aux diabétiques car
exempte de sucres. |
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La Kriek :
et autres lambics aux fruits.
Kriek signifie "cerise" en bruxellois.
Elle est préparée à base de lambic jeune et de cerises «
du Nord » fraîches qui provenaient à
l'origine de la commune de Schaerbeek, dans la région bruxelloise.
Elles sont macérées, pendant plusieurs semaines, en fût de chêne. C'est
cette macération qui lui conférera sa robe rouge.
Fabrication : au moins 50 kg de fruits pour 250 litres de lambic.
Les "Framboises, "Cassis", sont fabriquées
selon les mêmes méthodes, mais avec un peu plus de fruits que la Kriek,
même si les brasseurs ont recours de plus en plus souvent aux essences
naturelles, voire aux arômes de synthèse. Raison pour laquelle toutes les
Krieks n'ont pas le même goût.
IMPORTANT : une vraie Kriek étant préparée
exclusivement à base de lambic, sa région de production se limitera aux
mêmes limites géographiques que pour le lambic.
Les quelques "rouges flamandes" qui utilisent le terme "Kriek" ne sont, en
fait, que des bières de fermentation haute aromatisées à la cerise. |
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La Saison :
ou "Sezeon" en flamand.
Ce sont des bières qui n'appartiennent à aucune catégorie bien précise, et
qui ont des caractéristiques très différentes.
Leur seul point commun est d'être brassée en hiver.
Les classiques du genre sont la Saison Regal, la Saison Dupont, la Saison
de Silly, la Saison 1900, la Sezeon.
Les bières dites de «
Noël », sont à l'origine brassée pour
remercier les clients fidèles. Elles sont aujourd'hui devenues une
tradition pour bon nombre de brasserie. Les plus connues sont la Dobbel
Palm, la Bush de Noël, Christmas Regal, Delirium Christmas.
Quant aux bières dites de «
Printemps », de « Pâques
», elles ne sont que des créations marketing. Elles ne se basent sur
aucune histoire, ni tradition, à l'exception des bières « de Mars
» perpétuant une tradition née en 1394 dans la région d'Arras
(Pas-de-Calais). |
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